Vaccins et SDRC

Notre pathologie n’étant pas anodine, puisqu’elle peu avoir des conséquences néfastes sur notre corps, voici une étude et la possibilité de faire une SDRC suite aux vaccinations.

Voilà, pourquoi, nous patients atteints de SDRC devons faire attention:

Article prit sur :

http://www.who.int/vaccine_safety/committee/topics/hpv/GACVS_Statement_HPV_12Mar2014_FR.pdf

12 mars 2014
Comité consultatif mondial de la Sécurité vaccinale

Déclaration réaffirmant l’innocuité de la vaccination contre le papillomavirus humain (PVH)
Comme pour tous les nouveaux vaccins, le Comité consultatif mondial de la Sécurité vaccinale a examiné l’innocuité des vaccins anti-PVH depuis leur première homologation en 2006.
L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) recommande l’introduction du vaccin anti-PVH dans les programmes de vaccination nationaux pour les pays où la prévention du cancer du col utérin est une priorité de santé publique et où l’introduction est faisable sur le plan programmatique [1]. Bien que la détection précoce des cellules précancéreuses et cancéreuses par le biais des programmes de dépistage ait contribué à réduire les taux d’incidence du cancer du col chez les femmes de 25 à 45 ans au Royaume-Uni par exemple [2], cette diminution a atteint un plateau au cours de la dernière décennie.
Si des préoccupations concernant l’innocuité des vaccins anti-PVH ont été émises, elles ont fait
systématiquement l’objet d’investigations : à ce jour, le GACVS n’a relevé aucun problème
d’innocuité pouvant amener à modifier l’une quelconque des recommandations actuelles concernant l’utilisation de ce vaccin.
Le but de cette mise à jour est de récapituler le travail effectué par le GACVS sur les six dernières années en examinant l’innocuité des vaccins anti-PVH. Il est important de mettre en lumière et de rappeler ce travail car un certain nombre de programmes nationaux de vaccination ont été confrontés à des pertes réelles et potentielles de confiance de la part du public dans leurs activités comme conséquence d’une intensification de la publicité négative, même si les problèmes d’innocuité à l’origine de ces attaques ont été résolus.
À ce jour, le GACVS a examiné les données concernant les événements potentiellement liés suivants :
syncope, réaction anaphylactique, thrombo-embolie veineuse, issues défavorables de la grossesse, syndrome de Guillain Barré et AVC [3]. Il a également examiné les préoccupations émises à propos de l’adjuvant aluminium utilisé dans les vaccins anti-PVH, ainsi que les considérations tournant autour de la toxicologie des adjuvants à base d’aluminium et les études menées par des chercheurs affirmant que l’aluminium, dans les quantités servant à la composition des vaccins, est associé à des résultats sanitaires indésirables [4]. Enfin, le Comité a aussi examiné la question des maladies auto-immunes, et plus spécifiquement de la sclérose en plaques (SEP) et de la vascularite du système nerveux central, et les inquiétudes en cours d’évolution suscitées par des cas de syndrome douloureux régional complexe (SDRC) et/ou de douleurs chroniques apparus après la vaccination.
S’agissant de l’aluminium, le GACVS a eu l’occasion d’examiner l’innocuité de cet adjuvant en
plusieurs occasions, à partir de 1999. Sur toute la période écoulée depuis, des biopsies musculaires réalisées en France sur un certain nombre de patients à la suite de diverses plaintes ont révélé dans un petit nombre de cas un minuscule foyer inflammatoire de macrophages, avec une nécrose associée. Il a été montré que ces lésions localisées, appelées myofasciites à macrophages (MMF), contenaient des sels d’aluminium [5, 6]. La localisation de ces lésions microscopiques dans le muscle deltoïde coïncidant avec le site habituel d’injection des vaccins, elles peuvent sembler liées à la vaccination.
Les chercheurs du Groupe d’études et de recherche sur les maladies musculaires acquises et
dysimmunitaires (GERMAAD) ont suggéré que la vaccination et les lésions de type MMF localisées pouvaient être associées à un trouble multisystémique. Le GACVS a examiné les éléments relatifs aux MMF en plusieurs occasions depuis cette période et continue d’affirmer que, si les MMF sont clairement liées à un « tatouage » résultant de la vaccination chez certaines personnes ayant reçu un vaccin contenant de l’aluminium, les symptômes systémiques associés à cette observation n’ont jamais été scientifiquement prouvés. Les déclarations au sujet des MMF ont été publiées en 1999, 2002 et 2004 [4]. Bien qu’il n’y ait jamais eu de rapport publié sur l’apparition de MMF chez des bénéficiaires de la vaccination anti-PVH, il n’existe aucune raison plausible de suspecter qu’une quelconque notification de MMF soit davantage associée à des symptômes systémiques après l’administration d’un vaccin anti-PVH que l’observation d’une lésion histologique de type MMF après une vaccination contre l’hépatite B et des symptômes cliniques.
En 2012, le GACVS a examiné deux études affirmant l’existence d’une association entre l’aluminium dans les vaccins et les troubles du spectre autistique [7, 8]. Il a relevé deux graves insuffisances dans ces études, qui limitent leur valeur, même pour la génération d’hypothèses. En décembre 2013, le GACVS a examiné des données concernant le vaccin anti-PVH et les maladies auto-immunes, plus spécifiquement la sclérose en plaques [3]. Bien que la littérature continue de rapporter des cas, il n’a été démontré aucune augmentation du risque de maladie auto-immune, et notamment de SEP, dans ces études dans de nombreuses études  épidémiologiques, dont certaines portaient sur des filles ayant reçu le vaccin anti-PVH, comparées à des filles ne l’ayant pas reçu [9, 10, 11, 12].
Plusieurs articles ont également été publiés concernant l’observation de fragments d’ADN du gène L1 du PVH dans des échantillons cliniques suite à la vaccination contre ce virus [13, 14]. Ces articles revendiquaient une association avec des événements cliniques de nature inflammatoire, dont la vascularite du système nerveux central. Bien que le GACVS n’ait pas réalisé d’examen formel de ces travaux, l’observation de fragments d’ADN dans le vaccin anti-PVH et leur relation postulée avec les symptômes cliniques ont été examinées par des tableaux d’experts. Premièrement, la question de la présence de fragments d’ADN du PVH a été traitée par les autorités de réglementation pour les vaccins qui ont clairement indiqué qu’il s’agissait d’une observation à laquelle on pouvait s’attendre compte tenu du procédé de fabrication et non d’une question préoccupante sur le plan de la sécurité [15]. Deuxièmement, les rapports de cas [13] d’événements indésirables considérés hypothétiquement comme représentatifs d’une relation causale entre la présence de fragments d’ADN du gène L1 du
PVH et le décès présentaient des défauts en termes de méthodologie clinique et biologique [16].
L’article décrit 2 cas de décès soudain d’une jeune femme après l’administration du vaccin anti-PVH, au bout de 10 jours pour l’une et de 6 mois pour l’autre, sans résultats d’autopsie pour étayer l’hypothèse d’une imputabilité du décès à une vascularite du système nerveux central ou à un syndrome inflammatoire. Ainsi, les hypothèses émises dans ces articles ne sont pas appuyées par ce que l’on sait sur les fragments d’ADN constituant des résidus de la fabrication du vaccin [17] :
compte tenu des quantités extrêmement faibles d’ADN résiduel du PVH présentes dans le vaccin et de l’absence de preuve d’inflammation lors de l’autopsie, l’attribution d’un diagnostic de vascularite du système nerveux central et la suggestion que cette maladie puisse être à l’origine du décès sont non fondées.
En juin 2013, le GACVS a examiné les préoccupations suscitées au Japon par les rapports décrivant quelques cas de SDRC et d’autres douleurs chroniques suite à la vaccination contre le PVH. À l’époque, le GACVS n’avait trouvé aucun élément suggérant un lien causal avec le vaccin anti-PVH et avait recommandé de documenter soigneusement chaque cas et de définir des critères de diagnostic pour guider la prise en charge et l’évaluation de la relation de causalité. Entre-temps, le Comité a continué de suivre le vaccin anti-PVH et a examiné d’autres problèmes lors de sa réunion en décembre 2013 [3]. Au Japon, un comité consultatif d’experts a continué de se réunir et d’examiner la situation, mais n’est pas encore parvenu à une conclusion. Il a été reconnu que la vaccination anti-PVH pouvait être une injection plus douloureuse, entraînant des plaintes fréquentes à propos de la douleur, et dans certains contextes, pouvant déclencher d’autres plaintes non spécifiques [18, 19].
S’agissant du syndrome douloureux régional complexe, cette entité a été décrite après diverses formes de traumatisme, dont des blessures, des actes chirurgicaux et des injections. Il est donc plausible qu’un SDRC puisse apparaître après l’injection d’un vaccin quelconque (néanmoins, la description de tels cas est très rare dans la littérature [20]).
En résumé, le GACVS poursuit sa surveillance étroite de l’innocuité des vaccins anti-PVH et, en se fondant sur l’examen attentif des éléments disponibles, continue d’affirmer que le profil
risque/bénéfice de ce vaccin reste favorable. Il est cependant préoccupé par les revendications de nocivité formulées sur la base d’observations et de rapports anecdotiques en l’absence de justificationbiologique ou épidémiologique. Si le signalement des manifestations postvaccinales indésirables par le public ou les prestataires de soins de santé doit être encouragé et demeure la pierre angulaire de la surveillance de l’innocuité, l’interprétation de ces manifestations requiert la plus grande diligence et le plus grand soin. Comme indiqué précédemment, les allégations de nocivité de la vaccination reposant sur des preuves faibles peuvent avoir un impact négatif réel si elles conduisent à cesser d’utiliser des
vaccins sûrs et efficaces. À ce jour, il n’y a pas de preuve scientifique que les vaccins contenant de l’aluminium puissent avoir une action nocive, que la présence d’aluminium au niveau du site d’injection (le « tatouage » par une MMF) soit associée à un quelconque syndrome auto-immun et que des fragments d’ADN du PVH soient responsables d’une inflammation, d’une vascularite du système nerveux central ou d’autres phénomènes à médiation  immunitaire.

Références
1. Organisation mondiale de la Santé. Vaccins anti-papillomavirus humain : Note d’information de l’OMS. Relevé épidémiologique hebdomadaire 2009 ; 84 : 118-31.
2. Foley, GA, Alston, RA, Geraci, MA, Brabin, LB, Kitchener, HB, Birch, J. Increasing rates of
cervical cancer in young women in England: An analysis of national data 1982-2006. British Journal of Cancer. Volume 105, Issue 1, 28 June 2011, pp. 177-184
3. Déclarations et rapports sur le vaccin anti-PVH 2013 – Mise à jour du GACVS concernant l’innocuité des vaccins anti-PVH , décembre 2013
– Publiée dans le REH, vol. 89, 7, 14 Fév. 2014, pp. 58-60
2013 – Mise à jour du GACVS concernant l’innocuité des vaccins anti-PVH, juin 2013– Publiée
Publiée dans le REH, Vol. 88, 29, 19 juil. 2013, pp. 309-312
2009 – Rapport de la réunion du GACVS de juin 2003 – Publiée dans le REH, Vol. 84, 32, 7
Aug 2009, pp. 328-329 2008 – Rapport de la réunion du GACVS de décembre 2002 – Publiée dans le REH, Vol. 84, 5, 30 Jan 2009, p. 39
2007 – Rapport de la réunion du GACVS de juin 2007 – Publiée dans le REH, Vol. 82, 28/29,
20 juil. 2007, pp. 255-256.
4. Déclarations et rapports sur les vaccins contenant de l’aluminium et les MMF
2012 – Rapport de la réunion du GACVS de juin 2012 – Publiée dans le REH, Vol. 87, 30, 27
juil. 2012, pp. 282-283
2004 – Rapport de la réunion du GACVS de décembre 2004 – Publiée dans le REH, Vol. 79, 3,
16 janv. 2004, p. 20
2002 – Rapport de la réunion du GACVS de juin 2002 – Publiée dans le REH, Vol. 77, 47,
22 nov. 2002, pp. 392-393
1999 – Rapport de la réunion du GACVS de juin 1999 – Publiée dans le REH, Vol. 74, 41,
15 oct. 1999, pp. 337-348
Statement from the Global Advisory Committee on Vaccine Safety on aluminium-containing vaccines
http://www.who.int/vaccine_safety/committee/topics/aluminium/statement_112002/en/

Questions/réponses :

les MFM et les résultats d’une nouvelle étude
http://www.who.int/vaccine_safety/committee/topics/aluminium/questions/fr/
5. Gherardi RK, Coquet M, Cherin P, Belec L, Moretto P, Dreyfus PA, Pellissier JF, Chariot P,
Authier FJ. Macrophagic myofasciitis lesions assess long-term persistence of vaccine-derived
aluminium hydroxide in muscle. Brain. 2001 Sep;124(Pt 9):1821-31.
6. Authier FJ, Cherin P, Creange A, Bonnotte B, Ferrer X, Abdelmoumni A, Ranoux D, Pelletier J,
Figarella-Branger D, Granel B, Maisonobe T, Coquet M, Degos JD, Gherardi RK. Central nervous
system disease in patients with macrophagic myofasciitis. Brain. 2001 May;124(Pt 5):974-83.
7. Tomljenovic L, Shaw CA. Do aluminium vaccine adjuvants contribute to the rising prevalence of autism? Journal of Inorganic Biochemistry, 2011; 105: 1489-1499. 8. Tomljenovic L, Shaw CA. Aluminium vaccine adjuvants: are they safe? Current Medicinal
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http://www.fda.gov/BiologicsBloodVaccines/Vaccines/ApprovedProducts/ucm276859.htm
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http://www.nzdoctor.co.nz/media/2003295/response_to_theories_by_lee_and_shaw_final_180912.pdf
18. Gold MS, Buttery J, McIntyre P. Human papillomavirus vaccine safety in Australia: experience to
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19. Buttery JP, Madin S, Crawford NW, Elia S, La Vincente S, Hanieh S, Smith L, Bolam B. Mass
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