Malgré le SDRC, il ne faut pas avoir peur de bouger

Association qui se bat pour la reconnaissance du SDRC (syndrome douloureux régional complexe), SDRC1= algodystrophie (sans lésion nerveuse), SDRC2= algoneurodystrophie avec des lésions nerveuses

Malgré le SDRC, il ne faut pas avoir peur de bouger

Malgré le SDRC, il ne faut pas avoir peur de bouger
Pocket

Last Updated on

Trop de patients SDRC n’osent plus rien faire,ont peur de bouger à cause du SDRC. Des études démontrent le contraire: il faut bouger. Certes les douleurs atroces, la fatigue chronique font partie de la vie du patient SDRC, mais cela ne doit pas empêcher de s’investir, ni de bouger

La peur de bouger à cause du SDRC:

Voici un article prit sur actudouleur

Ecrit par le

Rodrigue Deleens

Coordonnateur et directeur de la publication/Responsable éditorial Praticien Hospitalier -Centre d’Évaluation et de Traitement de la Douleur CHU de Rouen Médecin attaché, CETD Hôtel Dieu, AP-HP
 
sychologie de la douleur
 

L’étiopathogénie et le pronostic de récupération des syndromes douloureux régionaux complexes (SDRC) demeurent encore à ce jour mystérieux. Il est également difficile de départager, en termes d’efficacité, les différentes ressources médicamenteuses et non-médicamenteuses actuellement mobilisables. Les chercheurs s’intéressent de plus en plus aux facteurs permettant de mieux comprendre les variabilités interindividuelles en termes de pronostic. Les études disponibles sur cette question sont peu nombreuses et présentent de nombreux biais méthodologiques avec des conclusions souvent contradictoires. Sur cette base, deux facteurs de mauvais pronostic ont été identifiés : les troubles de la sensibilité et la froideur cutanée affectant le membre douloureux. Mais qu’en est-t-il des facteurs psychologiques habituellement impliqués dans la chronicisation douloureuse ? Les auteurs de cet article ont ainsi construit une recherche prospective auprès de 66 patients, en cours de prise en charge en centres de la douleur, souffrants d’un SDRC de type 1 (selon les critères diagnostics de l’IASP, 1994) depuis 2 mois en moyenne. Pour 90 % des participants le SDRC concernait un membre supérieur et pour environ la moitié d’entre eux il était d’origine post chirurgicale. L’échantillon était à prédominance féminine avec un âge moyen de 47 ans. Les auteurs ont évalué tous les sujets, en associant un examen médical et des auto-questionnaires, dès leur inclusion, puis 6 et 12 mois après le début des symptômes sur les variables suivantes : intensité douloureuse, incapacité perçue, kinésiophobie, catastrophisme, dépression/anxiété, schéma corporel et latéralité. Leurs résultats montrent que les patients les moins kinésiophobes, anxieux et handicapés par leurs SDRC à la première évaluation étaient ceux qui présentaient, à 12 mois, l’évolution la plus favorable en termes de sévérité des symptômes, intensité douloureuse et incapacité perçue. De plus, ce sont les moins anxieux à l’égard de la douleur qui présentaient, à 12 mois, l’incapacité perçue la plus basse. La référence au modèle peur-évitement de Vlaeyen permet aux auteurs de faire des liens avec les principales hypothèses étiopathogéniques actuelles. L’algophobie contribuerait ainsi à la sur-activation du système sympathique, des marqueurs inflammatoires (sensibilisation périphérique) et influencerait la plasticité cérébrale (réorganisation de la carte corticale, sensibilisation centrale). Les stratégies de coping évitantes, privilégiées par les patients les plus anxieux, renforceraient le syndrome d’exclusion/négligence du membre douloureux, l’inactivité et donc l’incapacité perçue. Les auteurs rejoignent les publications récentes recommandant une mobilisation du membre dès l’apparition des premiers symptômes du SDRC. Si les facteurs psychologiques ne peuvent expliquer le déclenchement du SDRC, ce travail démontre, pour la première fois, comment ils peuvent influencer son évolution. En conclusion, les chercheurs recommandent un accès rapide des patients à la thérapie comportementale et cognitive (TCC) construite sur le modèle peur-évitement. Les techniques d’exposition graduée aux activités abandonnées, utilisées précocement, participeraient à la démarche globale visant la remobilisation, la réappropriation et l’analgésie du membre douloureux. De futures recherches évaluant l’efficacité de la TCC à un stade aigu du SDRC seront nécessaires pour confirmer cette intuition…

 

Reference

Bean DJ, Johnson MH, Heiss-Dunlop W, Lee AC, Kydd RR
Do psychological factors influence recovery from complex regional pain syndrome type 1? A prospective study. Pain. 2015 Nov;156(11):2310-8

Si vous avez trouvé une faute d’orthographe, veuillez nous en informer en sélectionnant le texte en question et en appuyant sur Ctrl + Entrée .

Summary
Malgré le SDRC, il ne faut pas avoir peur de bouger
Article Name
Malgré le SDRC, il ne faut pas avoir peur de bouger
Description
Trop de patients SDRC n'osent plus rien faire,ont peur de bouger à cause du SDRC. Des études démontrent le contraire: il faut bouger. Certes les douleurs atroces, la fatigue chronique font partie de la vie du patient SDRC, mais cela ne doit pas empêcher de s'investir, ni de bouger
Author
Publisher Name
Association Thera Wanka
Publisher Logo
error: Content is protected !!
0Shares

Rapport de faute d’orthographe

Le texte suivant sera envoyé à nos rédacteurs :