Outils complémentaires

Voici des outils complémentaires qui sont plus spécifiques au SDRC de type 1, mais qui peuvent aider des médecins à faire un diagnostic plus rapide, ainsi les patients seraient pris en charge plus rapidement:

  •  L’évaluation de l’allodynie: .la pratique privilégie l’évaluation par un effleurage de la peau, la littérature opte pour un outil plus objectif avec l’utilisation d’un mono-filament de Semmes-Weinstein de 5,18 (représentant une pression de 15 grammes). Si une douleur apparaît avant la déformation du mono-filament alors l’allodynie est présente.
  • L’asymétrie de température est également citée dans les examens à effectuer. Pour cela, différents outils sont possibles (thermomètre de surface, …) mais ce paramètre est plus un critère de diagnostic.
  • L’oedème est à mesurer. En effet, le SDRC-1 touche les fibres neurovégétatives et l’oedème témoigne du dysfonctionnement de ce système autonome. L’outil le plus approprié est la volumétrie car il est le plus fiable par rapport à la mesure de circonférences.
  • Les troubles moteurs sont également importants à évaluer. La mobilité active est le premier élément. Elle est mesurée grâce à une goniométrie comparative avec le côté sain (s’il y en a un.) . Le deuxième élément est la force. Le dynamomètre de Jamar est préconisé pour le membre supérieur en comparant cette force au côté sain . Pour le membre inférieur, aucun outil n’est proposé.
  • Une évaluation des capacités fonctionnelles est aussi recommandée. Pour le membre supérieur, le DASH (Disabilities of the Arm, Shoulder and Hand)  . Pour le membre inférieur, le test des 10 m est intéressant . Ces tests ne sont pas spécifiques au SDRC-1 mais ils sont pertinents dans l’examen fonctionnel.
  • Pour l’évaluation de la kinésiophobie, il est conseillé d’utiliser l’échelle de Tampa .
  • L’ISS (Impairment Level SumScore) offre un indicateur de sévérité. Celui-ci inclue l’EVA, le QDSA, l’asymétrie de température, la volumétrie et l’amplitude active. Il est donc un bon témoin de la pathologie. En revanche, il n’est pour le moment validé qu’en anglais, et seulement pour le membre supérieur.  Il pourrait même être utilisé dans le diagnostic du SDRC-1

Les recommandations du Royaume-Uni datant de 2012  demandent aux rééducateurs d’identifier et de surveiller certains facteurs psychosociaux (« drapeaux jaunes ») pouvant prédire un risque de chronicité.

Les voici:

– mauvaise(s) expérience(s) avec d’autres professionnels de santé.

– peu de stratégies de gestion de la douleur (coping) mises en place.

– litige avec une tierce personne.

– détresse/anxiété/dépression.

– manque de volonté et difficulté à poser des objectifs.

– passivité dans la rééducation.

– croyances et pensées erronées.

– délaissement par la famille.

Une enquête a été faite auprès des kinésithérapeutes de Loire-Atlantique face au SDRC de type 1 et il en ressort que beaucoup se plaignent de ne pas être assez renseigné sur ce syndrome et ils ne parlent que du SDRC de type 1, alors qu’en est-il du type 2, cela doit-être pire.

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