Le SDRC est un problème de santé publique

Pathologie trop souvent décriée, mit depuis trop longtemps dans les maladies “psychosomatiques”, alors que des études démontrent la véracité, les douleurs réelles (pour rappel: score de la maladie 42 sur 50 sur l’échelle de la douleur McGill)

Le syndrome douloureux régional complexe (SDRC) est le « nouveau » terme médical qui tend à remplacer ceux de dystrophie 1= algodystrophie, sympathique réflexe et d’atrophie de Südeck et dystrophie 2= algoneurodystrophie 

Pratiquement tous les patients rentrent en douleur chronique, nous dépassons les 3- 6 mois de douleur et en France la douleur n’est-elle pas un problème de santé publique?

En 2015, d’après l’agence Technique de l’Information sur l’Hospitalisation (ATIH), il y a eut 540 hospitalisations recensées, sans parler de toutes celles ou le patient n’est pas diagnostiqué comme ayant un SDRC et qui est en errance médicale.

Le 17 octobre 2016, la fédération a RDV avec le Docteur François Xavier Brouck, directeur des Assurés à la CNAMTS, afin d’échanger et de partager nos connaissances sur le parcours de soins et de la prise en charge de ce syndrome.

Nous sommes les patients de l’ombre, quand une émission est faite sur la douleur chronique, on ne parle jamais du SDRC, ce qui fort dommageable pour les patients qui en sont atteints

 

 

Comment faisons-nous un SDRC ?:

Ce syndrome douloureux apparaît dans près de 65 % des cas après un traumatisme tel qu’une chute, un écrasement, un impact direct, etc. Ces types de traumatismes entraînent souvent uneblessure Musculosquelettique. Or une fracture ou une atteinte aux tissus mous (ligaments, tendons,ménisques, etc.) prédisposent au SDRC.

Sans être exclusif, ce syndrome touche tout particulièrement les membres supérieurs. Toutefois, le genou est également vulnérable (plus précisément l’articulation qui relie le fémur et la rotule).

Parmi les autres facteurs favorisant le développement du SDRC, il y a ceux liés à :

  • Une immobilisation d’un membre (plâtre, attelle, béquille, et ce, même de courte durée) ou un traitement incorrect, tardif ou prolongé ou une condition suivant une intervention chirurgicale (par exemple, une décompression du nerf médian en présence d’un syndrome du canal carpien, une arthroscopie du genou, etc.).

Ce syndrome, n’est pas guérissable, nous sommes en rémission, la maladie est en nous et nous pouvons ou pas en refaire une autre, peut devenir très handicapante avec des symptômes comme la fatigue, des troubles de la mémoire ou des douleurs articulaires. Parfois, les dégâts sont irréversibles.

Les causes sont encore méconnues

Nous  pointons  du doigt un retard français en matière de traitement de cette maladie. Pourquoi ?

La situation est catastrophique. les patients sont en souffrance aussi bien psychologiquement (dut aux douleurs d’une force extrême, dut aux remarques inadmissibles: “c’est dans votre tête”, à l’incompréhension des proches, médecins, institutions) mais aussi physiquement à cause d’une douleur qui sont d’une telle violence qu’elles sont difficiles à supporter .

Alors les médecins se retrouvent face à des patients ayant un syndrome complexe, ils se retrouvent désarmés et n’ont pratiquement aucune solution à leurs apporter.

C’est de la persécution et un drame pour ceux qui souffrent du SDRC. Les autorités ne le comprennent pas. Personne ne veut reconnaître les complications liées à ce syndrome, alors qu’elles sont nombreuses et selon le stade du patient cela peut aller jusqu’à son décès!! 

C’est à nous patients, en partenariat avec les médecins de nous faire entendre, de montrer notre ras le bol!!!

Il faut réagir vite, LE SDRC est un problème de santé publique. Pour cela, j’aimerais que la fédération des associations Thera Wanka, les patients, médecins et chercheurs travaillent ensemble.