Le mystère des douleurs chroniques

 

Voici ce que vit au quotidien un patient atteint de douleurs chroniques dans la pathologie du SDRC

 

Nous pensons la douleur comme un symptôme, mais il y a des cas ou le système nerveux développe la douleur en boucles en rétroaction et du coup la douleur devient une maladie terrifiante, ce que nous appelons : le mystère complexe de la douleur chronique, comment il fonctionne et surtout comment la traiter :

 

La plus part du temps la douleur est un symptôme dut à une pathologie : symptôme d’une douleur, d’une infection, suite à une intervention, une inflammation.

Dans 10 % du temps, une fois que le patient est remis des causes d’une des conditions qui a provoqué la douleur. Cette dernière persiste pendant des mois, voire des années et cela devient une vraie maladie, la propre maladie du patient.

 

Je vais vous expliquer à quoi cela ressemble pour les patients :

 

Imaginez que je passe une plume sur le bras, la sensation est douce, plaisante et maintenant imaginez que je vous passe un chalumeau sur le bras, la sensation sera différente, déplaisante, atroce.

 

Alors maintenant, imaginez que vous vous caressez le bras avec la plume, mais que votre cerveau vous dit que ce sont la sensation du chalumeau que vous ressentez. Vous voyez ou je veux en venir et bien les patients atteints de douleurs chronique ont cette sensation-là, 24h/24h

 

Souvent après une blessure bénigne, opération…et cela longtemps après que les faits soient arrivés. Souvent le patient à un œdème persistant, une couleur de peau violacée, décolorée. Soit au toucher le membre peut-être d’une froideur cadavérique ou très chaud, les muscles sont raides, paralysés, dystoniques. Une douleur insupportable qui peut s’étendre à tout le membre.

 

Le pire ce n’est pas toujours la douleur spontanée qui est présente 24 h/24 h, mais l’allodynie (c’est le terme médical employé pour l’exemple de la plume et du chalumeau.) Le plus léger toucher peut provoquer une douleur extrême, atroce, brûlante

 

Comment le système nerveux peut-il provoquer ce type de douleur ?

 

Voyez le système nerveux comme un câblage électrique dans une maison, quand vous appuyez l’interrupteur l’ampoule s’allume ou s’éteint. Le système nerveux c’est pareil, quand vous vous cognez, les nerfs transmettent l’information à la moelle épinière ou d’autres nerfs vont transmettre l’information à votre cerveau, ainsi vous êtes conscient que vous vous êtes blessés

 

« Mais la situation dans le corps humain, bien sûr est beaucoup plus compliquée que cela. Au lieu que ce soit le cas que le boîtier de raccordement dans la moelle épinière soit simplement l’endroit où un nerf se connecte avec le prochain nerf en relâchant ces petits paquets marrons d’information chimique appelés des neurotransmetteurs d’une manière linéaire de l’un à l’autre. En fait, ce qui se passe c’est que les neurotransmetteurs se répandent dans trois dimensions — latéralement, verticalement, vers le haut et le bas dans la moelle épinière — et ils commencent à interagir avec les cellules adjacentes. Ces cellules, appelées cellules gliales, ont étés longtemps supposées n’être que des éléments structurels peu important de la moelle épinière qui ne faisaient que soutenir ensemble toutes les parties importantes, comme les nerfs. Mail il apparaît maintenant que les cellules gliales jouent un rôle vital dans la modulation, l’amplification et, dans le cas de la douleur, la distorsion des expériences sensorielles. Ces cellules gliales deviennent actives. Leur ADN commence à synthétiser de nouvelles protéines, qui débordent et interagissent avec les nerfs adjacents. Et ils commencent à relâcher leurs neurotransmetteurs. Et ces neurotransmetteurs débordent et activent les cellules gliales adjacentes, et ainsi de suite, jusqu’à ce que nous ayons une boucle de rétroaction positive. »

 

Dans la douleur chronique et bien c’est comme si quelqu’un venait chez vous recaler vos mur, de telle manière que l’interrupteur allume la télé au lieu de la lumière ou éteint l’ordinateur. Le système nerveux a de la plasticité, il change, il se transforme, il répond aux stimulis.

 

Que pouvons-nous y faire ?

 

Les patients sont traités de façon rudimentaire : antalgiques qui modifient les symptômes, mais qui ne les font pas disparaître, donc pas efficace pour ce genre de douleur

 

Certains médecins prennent des nerfs bruyants & actifs, alors qu’ils devraient être silencieux pour les   endormir avec des anesthésiques locaux

 

La thérapie physique pour ré-entraîner les nerfs dans le système nerveux  afin de répondre normalement aux activités & expériences sensorielles qui font partie de la vie de tous les jours. C’est un processus rigoureux, souvent inconfortable

 

Programme intensif de psychothérapie pour aider dans l’abattement, le désespoir, et la dépression qui accompagne toutes les douleurs chroniques sévères

 

Et le futur ?

 

Nouveaux médicaments qui ne seront pas là pour modifier les symptômes, mais plus pour modifier la MALADIE qui iront à la source du problème, c’est-à-dire modifier les cellules gliales, ou ces protéines pernicieuses élaborées par les celluesl gliales, débordant et poussant le système nerveux à s’emballer, ou plasticité, de telle manière qu’il sera capable de déformer et d’amplifier l’expérience sensorielle : LA DOULEUR

 

L’ESPOIR DE TOUS LES MALADES

 

Comments are closed.