Le journal de la douleur pour patients SDRC:

Tenir un journal de la douleur est primordial chez un patient atteint de douleurs neuropathiques chroniques, afin de permettre de pouvoir expliquer ses douleurs, ressenties.

Pourquoi un journal de la douleur?:

 

La douleur ne se voit pas, mais se vit au quotidien, seul le patient est apte à expliquer ses douleurs, leurs intensités, leurs localisations.

Tenir journal, cela permet de ne rien oublier, de montrer que l’on est sérieux, que la souffrance n’est pas seulement psychologique, mais elle est aussi physique. Se retrouver devant des professionnels de la santé, on peut paniquer et oublier l’essentiel. Savoir expliquer clairement ses douleurs, les exprimer dans un langage clair, avoir l’assurance de ne rien oublier

Conservez ce document à portée de main afin de pouvoir régulièrement y noter vos impressions.

  1.  Evaluez vos douleurs sur une échelle allant de 0 (absence de douleur) à 10 (douleur insupportable) et inscrivez le chiffre correspondant.
  2. Ecrivez précisément où vous avez mal et combien de temps vos douleurs durent.
  3. Faites la liste de tous les médicaments que vous prenez et indiquez leur dosage.
  4.  Ecrivez ce que vous avez fait juste avant que la douleur apparaisse. Un incident vous a-t-il énervé ou peut-être avez-vous consommé quelque chose qui ne passe pas?
  5. Ecrivez d’autres informations, comme la qualité du sommeil, la fréquence du passage à selle, le temps, la consommation de produits tels que l’alcool ou le tabac, l’activité physique. Ou encore la sensation de bien-être général pour affiner la description de la douleur.
  6.  Emportez toujours votre journal de la douleur lorsque vous allez à la pharmacie ou chez le docteur.
  7. Savoir aussi adapter son langage au niveau des douleurs est important surtout quand un patient se retrouve devant un collectif de professionnels de la santé. Savoir parler le même langage qu’eux est un plus, c’est plus facile de se comprendre
  8. Comprendre la douleur et en particulier “votre douleur”. De nombreux processus sont capables de créer, d’entretenir, d’amplifier une douleur. Une bonne compréhension de ces facteurs, leur rôle, est essentielle pour mieux les contrôler et mieux y faire face.
  9.  Accepter la douleur et ses conséquences dans votre vie de tous les jours. Il ne suffit pas d’accepter superficiellement, mais d’aller en profondeur dans la réflexion. Admettre la douleur dans son ensemble, avec les réactions psychologiques qui l’accompagnent. Accepter la signification de votre douleur, le rôle qu’elle joue dans votre vie.
  10. Adhérer aux traitements prescrits, en gardant confiance, et bien coopérer avec votre médecin.

Exemple de journal:

Le cahier de la douleur pour les patients