Important à savoir pour les patients atteints de SDRC

Important à savoir pour les patients atteints de SDRC

Ce qui est important à savoir pour les patients atteints de SDRC, mai aussi pour les professionnels de la santé qui vont s’occuper de ces patients au sujet des prises de sang et des antalgiques

 

 

Les patients SDRC: des drogués méconnus:

Cela se dit de plus en plus aux USA, que les douloureux chroniques deviennent des drogués et malheureusement ont besoin de leurs doses quotidienne de calmants= de “drogues”

En France, c’et la même chose, mais cela est mis sous silence. La Fédération d’associations Thera Wanka est la première à tirer la sonnette d’alarme.

Nous, nous expliquons sur ce sujet:

Le milieu de la santé a beau dire que ce qui se produit aux USA, ne peut arriver en France, ce qui est malheureusement faux

Nous savons tous, que les patients atteints de SDRC ont malheureusement une liste longue de médicaments afin de tenter de soulager les patients. Ce qui malheureusement ne fonctionne pas chez la plus part des patients: Ne pas oublier, le SDRC est une maladie rare orpheline

Ce qu’on ne dit pas aux patients SDRC ou douloureux chroniques, que certains médicaments sont agonistes-antagonistes:

  • Action agoniste : les agonistes purs comme la morphine vont directement sur les récepteurs opioïdes et reproduisent tous les effets de la morphine, en augmentant les doses on peut atteindre un effet maximal.
  • Action agoniste/antagoniste ou agoniste partiel : ils ont une efficacité limitée car ils ont un effet plafond même si l’on augmente les doses . Ils ne reproduisent pas tous les effets de  la morphine et s’ils prennent la place d’un agoniste pur ils en réduisent l’effet.
  • Action antagoniste : (la Naloxone) Ils se fixent sur un des récepteurs opioïdes mais ne l’activent pas et empêchent les agonistes d’agir. C’est donc l’antidote de la morphine en cas d’intoxication.

Pour faire simple un médicament un médicament agoniste qui doit lutter contre la douleur, s’il est associé à un médicament agoniste/antagoniste et bien au lieu de diminuer les douleurs va les augmenter

Donc, si on n’explique pas cela à un patient et bien, il va avoir l’impression que ses douleurs augmentent et donc demander à augmenter la dose de ses antalgiques. Alors qu’en fait il suffira de supprimer le médicament qui ne convient pas.

Les conséquences: le patient devient accro aux antalgiques, car il pense que ses douleurs augmentent et le jour ou tout rentrera dans l’ordre et bien il ne sera pas évident pour lui de stopper les antalgiques. Il sera accro aux antalgiques et donc un drogué.

Il serait primordial que les professionnels de la santé travaillent en équipe, s’intéressent à l’historique du patient afin de savoir les antalgiques qu’ils prend et surtout de lui expliquer l’effet agoniste/antagoniste des médicaments

 

Principes d’utilisation

NOMS PRÉSENTATION PUISSANCE (par rapport à la morphine) POSOLOGIE DURÉE D’ACTION
AGONISTE
MORPHINE Buvable: ampoule 5-10-20 mg dans 10 ml

Per os: SKENAN et MOSCONTIN gel 10-30-60 mg

IV ou SC: ampoules  10-20-50 mg dans1-2-5 ml

Intra-rachidien: ampoule de 1 mg dans 1 ml

1 IV par PCA : 20 à 60 mg/24 h 4 à 6 H
FENTANYL IV: ampoule de 500-100 mcg dans 10-2 ml 50 à100 Anesthésie: 3 à 5 mcg/kg

Sédation: 50 à 200 mg/h

20 à 30 min
PHENOPERIDINE    (R 1406) IV: ampoule de 10-2 mg dans 10-2 ml 10 à 15 Anesthésie: 40 mcg/kg

Sédation: 0.5 à 2 mg/h

40 min
ALFENTANIL (Rapifen) IV: ampoule de 5-1 mg dans 10-2 ml 30 40 à 100 mcg/h 10 min
SUFENTANIL  (Sufenta) IV: ampoule de250 mcg dans 5 ml 700 à 1000 Anesthésie : 1 mcg/kg

Sédation: 0.5 à 1 mcg/kg/h

60 min
AGONISTE/ANTAGONISTE
NALBUPHINE (Nubain) IV/IM: ampoule de  2 ml/20mg 2 Adulte:0.2 à 0.3 mg/kg (max 4 fois/24 h) 3 h
BUPREMORPHINE (Temgésic) Sublinguale: Glossettes 0.2mg IV/IM: ampoule de  1 ml/0.3 mg 30 1 ampoule/12 h 6 h
ANTAGONISTE
NALOXONE
(Narcan)
IV: ampoule de 1 ml/ 0.4mg Pour réverser une morphinisation faire 1 mcg/kg puis entretenir par perfusion 45 mn

Action et indications

FAMILLE NOM ACTION CONTRE INDICATION EFFETS SECONDAIRES
AGONISTES
MORPHINE Moscontin, Skénan, Chlorhydrate de morphine antalgique puissant allergie à la morphine

insuffisance respiratoire

syndrome abdominal aigu d’étiologie inconnue

insuffisance hépato-cellulaire grave

trauma crânien, hypartension intra-crânienne

état convulsif

alcoolisme aigü, délirium tremens

analgésie, psychodyslepsie, sédation

actions respiratoires dose-dépendantes: bradypnée, apnée centrale, broncho-constriction, dépression de la toux

actions cardio-vasculaires: bradycardie, hypotension artérielle si hypovolémie

actions digestives: vomissements, stase gastrique, diminution du péristaltisme, constipation

action neurologique: somnolence, excitation, dépendance physique et psychique, augmentation de la pression intra-crânienne

syndrome de sevrage: bâillement, mydriase, larmoiement, rhinorrhées, contraction musculaire, céphalées, asthénie, sudation, anxiété, irritabilité, insomnie, anorexie, nausées, vomissements, amaigrissement, douleurs diffuses, diarrhées, tachycardie, polypnée, hyperthermie, hypertension artérielle

PETHIDINE Dolosal antalgique

anti-spasmodique

nourrisson<30 mois

traitement aux IMAO

(en plus de celles de la morphine (voir ci -dessus)

hypotension orthostatique en plus des effets de la morphine (voir ci -dessus)
DEXTROMORAMIDE Palfium antalgique central puissant enfant < 16 ans

(en plus de celles de la morphine (voir ci -dessus)

(ceux de la morphine (voir ci -dessus)
FENTANYL Fentanyl absence d’assistance respiratoire

allergie

dépression respiratoire ++

effets parasympatho – mimétiques : bradycardie, hypotension

rigidité musculaire surtout thoracique

nausées, vomissements

PHENOPERIDINE R 1406 absence d’assistance respiratoire

allergie

dépression respiratoire ++

effets parasympatho – mimétiques: bradycardie, hypotension

ALFENTANIL Rapifen absence d’assistance respiratoire

pneumopathie chronique obstructive

allergie

dépression respiratoire

effets cholinergiques

SUFENTANIL Sufenta absence d’assistance respiratoire

allergie

dépression respiratoire ++

effets parasympatho – mimétiques : bradycardie, hypotension

rigidité musculaire surtout thoracique

nausées, vomissements

AGONISTE/ANTAGONISTES
NALBUPHINE Nubain antalgique allergie à la nalbuphine

syndrome chirurgical abdominal avant le diagnostic

nourrisson< 18 mois

actions neurologiques:somnolence, céphalées, troubles de l’humeur, sédation

actions digestives:nausées , vomissements

actions cholinergiques:hypersudation, sécheresse buccale, bouffées vasomotrices

actions respiratoires:risque de dépression respiratoire chez le nouveau- né  au cours d’une utilisation prolongée

BUPREMORPHINE Temgésic allergie au composant

insuffisance respiratoire sévère

insuffisance hépatique sévère

alcoolisme chronique voire délirium tremens

actions digestives: constipation, nausées, vomissements

actions neuro-psy: insomnie, asthénie, somnolence, lipothymie, sensations vertigineuses, rarement hallucinations et dépendance psychique et physique

actions respiratoires:  dépression respiratoire

ANTAGONISTES
NALOXONE Narcan antidote du surdosage à la morphine

morphino – mimétique

état de dépendance aux morphino – mimétiques

insuffisance cardiaque ou coronarienne grave et hypertension artérielle

allergie

syndrôme de sevrage: (chez personnes dépendantes aux opiacés) frissons, agitations, anxiété, hyperventilation, nausées, vomissements, tachycardie
NALORPHINE Nalorphine toxicomanie aux morphiniques

insuffisance hépatique sévère

insuffisance respiratoire

grossesse

actions digestives: nausées, vomissements

actions neuro- psy: bradycardie, myosis, lourdeur des membres

surdosage:troubles psychiques, sédation, dysphorie, irritabilité, anxiété, désorientation, hallucinations visuelles

syndrome de sevrage:hypersécrétion, anorexie, diarrhée, fièvre, tachypnée, prurit, sensation de choc électrique dans la tête, absence de quête compulsive

 

Important: le SDRC & une prise de sang mal faite

En France, nous parlons toujours des mêmes éléments déclencheurs du DRC (certains datent de décennies en arrière: soit disant il faut être dépressif pour déclencher un SDRC , ce qui est faux bien entendu)

Mais nous oublions un qui est plus fréquent q’on ne le pense: Une prise de sang mal faite 

Et oui, une prise de sang qui est faite avec acharnement (c’est à dire qu’on essaye de piquer plusieurs fois aux mêmes endroits, qui n’est pas pratiquer correctement, peu déclencher le SDRC connu aussi sous le nom de maladie suicidaire

Voici comment doit se pratiquer correctement une prise de sang:

Infirmière de profession, je vais vous expliquer cela, sans oublier aucune étape

A retenir: Les nerfs du bras sont extrêmement délicats et doivent être traités avec précaution. Une mauvaise manipulation d’une aiguille ou d’une aiguille de taille inappropriée utilisée sur un patient peut entraîner un SDRC, laissant le patient dans l’agonie pour une durée indéterminée .

  • Bonne technique de lavage des mains . Tout professionnel de la santé qui entre en contact avec des patients ou des matières dangereuses (sang, liquide organique, excréments) doit effectuer un lavage de mains correcte, ceci pour éviter les infections de l’infirmière aux patients.
  • Appliquer un garrot sur le bras supérieur du patient afin de localiser une veine. Cela devrait être fait en temps opportun. Localiser une veine peut être difficile sur des patients plus lourds ou des patients à la peau plus foncée, mais ce n’est pas une raison pour négliger le devoir de soins. Chaque patient doit être traité avec soin et recevoir toute l’attention du professionnel de la santé. Lorsque la veine est localisée, l’infirmière doit retirer le garrot et passer à l’étape trois. Quand on arrive pas à piquer, on demande à une collègue au lieu de s’acharner sur le patient. Si une artère est utilisée au lieu d’une veine( cela se pratique dans certains examens), un nerf peut-être touché, ce qui peut causer des dommages grave au patient.
  • Assurez-vous que tout ce qui est nécessaire est présent et à portée de main. Cela comprend l’aiguille de taille appropriée (pour les enfants et les personnes âgées, une aiguille «papillon» doit être utilisée pour éviter les blessures), des lingettes imbibées d’alcool, des fioles pour recueillir le sang, des compresses de gaze et des pansements. Lorsque tout est prêt, vérifiez la zone pour vous assurer que rien n’a été oublié.
  • Appliquez le garrot sur le bras du patient en préparation de la prise de sang. Nettoyez la zone à utiliser pour la prise de sang avec une lingette imbibée d’alcool de l’intérieur vers l’extérieur du bras, en vous assurant qu’aucune bactérie n’entre en contact avec la zone à dessiner. Tenez délicatement le coude du patient avec une main tout en faisant attention à effectuer la procédure. Lorsque l’aiguille est bien fixée, effectuez la prise de sang dans le bon ordre (chaque flacon a un sommet coloré différent, ce qui est très important pour les professionnels de la santé – un mauvais diagnostic peut se produire si les flacons ne sont pas mit dans le bon ordre).
  • Retirez le garrot du patient avant de tirer le dernier flacon.  Il existe un risque inhérent de lésion nerveuse et / ou d’hématome (une bulle de sang sous la peau) si le garrot n’est pas retiré en temps opportun. Il devrait toujours être retiré avant que la dernière fiole de sang soit tirée. Les doigts ne devraient jamais être autorisés à virer au bleu pendant un prélèvement sanguin. Si cela se produit, la procédure doit être arrêtée, le garrot et l’aiguille retirés dans cet ordre, et un médecin doit être appelé immédiatement.
  • Appliquer une pression,  soulever le bras du patient. C’est une idée fausse commune que le bras doit être maintenu dans la position descendante après un tirage de laboratoire. En réalité, les étudiants en soins infirmiers apprennent à placer le patient dans une position «Statue de la Liberté» (bras levé au-dessus de la tête, si toléré) pendant 60 secondes pour permettre au sang de ne pas s’accumuler dans le creux du bras. la plupart des tests sanguins sont effectués. Il est également important de se renseigner pour savoir si le patient est allergique au latex et d’appliquer un pansement sans latex si nécessaire.

 

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