Définitions des douleurs chroniques

Définitions des douleurs chroniques:

Définitions des douleurs chroniques, cela permettra de mieux comprendre et de mieux cerner les différentes douleurs chroniques

Textes prit sur

http://www.sfetd-douleur.org/

La douleur chronique

La Haute Autorité de Santé définit la douleur chronique comme un syndrome multidimensionnel exprimé par la personne qui en est atteinte. Quelles que soient sa topographie et son intensité, lorsque la douleur présente plusieurs des caractéristiques suivantes :

  • persistance ou récurrence, qui dure au-delà de ce qui est habituel pour la cause initiale présumée. Notamment si la douleur évolue depuis plus de 3 mois. Réponse insuffisante au traitement ;
  • détérioration significative et progressive du fait de la douleur, des capacités fonctionnelles et relationnelles du patient dans ses activités de la vie journalière, au domicile comme à l’école ou au travail.

Lorsqu’elle devient chronique, cette dernière perd sa ‘finalité’ de signal d’alarme et devient une maladie en tant que telle, qu’elle que soit son origine.

La douleur chronique est fréquemment associée à des facteurs de renforcement qui participe à son entretien comme :

  • des manifestations psychopathologiques ;
  • une demande insistante par le patient de recours à des médicaments ou à des procédures médicales souvent invasives, alors qu‘il déclare leur inefficacité à soulager ;
  • une difficulté du patient à s’adapter à la situation.

La douleur chronique doit être appréhendée selon un modèle bio-psycho-social. Sa prise en charge reposant d’abord sur une démarche évaluative puis sur un traitement, souvent multi-modal, dont l’objectif est réadapatif.

Il est possible de distinguer trois types de douleur chronique en fonction des mécanismes à l’origine de cette dernière :

La douleur par excès de nociception (ou inflammatoire)

La douleur nociceptive ou par excès de nociception ou encore inflammatoire est une douleur due à une stimulation persistante et excessive des récepteurs périphériques de la douleur : les nocicepteurs.

Cela peut survenir dans un contexte de cancer mais également dans des contextes plus ‘bénins’ comme la maladie arthrosique.

La douleur nociceptive répond aux antalgiques.Donc, cette approche pharmacologique devant être intégrée à une approche thérapeutique plus globale commune à toute douleur chronique.

La douleur neuropathique

L’association Internationale d’Etude de la Douleur (International Association for the Study of Pain – IASP) définit la douleur neuropathique comme une douleur  liée à une lésion ou une maladie affectant le système somato-sensoriel.

L’atteinte du système somato-sensoriel peut survenir dans un contexte neurologique évident (douleur survenant après un zona, neuropathie diabétique douloureuse, douleur central survenant après un accident vasculaire cérébral..). Elle survient aussi  fréquemment dans un contexte non neurologique comme les suites post-opératoires, la chirurgie (même bénigne) étant souvent responsable de lésions nerveuses.

Des douleurs à type de brûlures ou de décharges électriques avec à l’examen clinique une hypoesthésie ou, au contraire, une allodynie (douleur induite par un stimulus non douloureux). Souvent associée à des signes sensitifs non douloureux (paresthésies, engourdissement, prurit). Son dépistage est facilité par l’utilisation de questionnaires tels que  le DN4 qui repose sur l’identification de ces caractéristiques sémiologiques.

Le dépistage de la douleur neuropathique est d’autant plus important qu’elle peut co-exister avec une douleur nociceptive dans le cadre d’une douleur mixte. C’est notamment le cas lors de lombo-radiculalgies constituées d’une lombalgie le plus souvent de mécanisme nociceptif et d’une radiculalgie de mécanisme neuropathique.

Sur le plan pharmacologique, elle répond mal aux antalgiques. donc elle justifie en première intention de certains anti-épileptiques et/ou de certains anti-dépresseurs.

La douleur dysfonctionnelle

Il s’agit d’une douleur liée à un dysfonctionnement des systèmes de contrôle de la douleur sans lésion identifiée.

Les douleurs dysfonctionnelles les plus fréquentes sont la fibromyalgie, la céphalée de tension, la colopathie ‘fonctionnelle’ ou la cystite interstitielle.

En l’état de nos connaissances, elle répond peu au traitement pharmacologique et sa prise en charge thérapeutique fait plus appel à des approches non-pharmacologiques

Voici les recommandations faites par l’HAS: