SDRC 1 & l’hémiplégie membre supérieur

Voici un article écrit par: Laetitia Falcou

Cet article parle de la prévalence et des facteurs associés au SDRC 1 chez des patients atteints d’hémiplégie du membre supérieur. Ces derniers sont souvent atteints par le SDRC 1 ce qui retarde la récupération chez ces patients. En un mot: plus le diagnostic est posé tôt (et cela chez tous les patients atteints de SDRC1 & 2) et plus la récupération se fera plus facilement

Article: Prévalence et facteurs associés au syndrome douloureux
régional complexe de type 1 du membre supérieur chez le patient hémiplégique

L. Falcou, E. Bayen, A. Potet, A. Peskine, P. Pradat Diehl CHU Pitie-Salpetriere, 47-83, boulevard de l’Hopital, 75013 Paris, France
*Auteur correspondant.

Introduction:

.– Le syndrome douloureux régional complexe (SDRC) de type 1 du membre supérieur hémiplégique est très fréquent et peut entraîner un retard dans la récupération d’une commande motrice fonctionnelle. Le SDRC constitue une préoccupation quotidienne en MPR.
Objectif
.– Étude de la prévalence et des facteurs associés au SDRC de type 1 chez des patients hémiplégiques hospitalisés en rééducation neurologique fonctionnelle.
Méthodes
.– Il s’agit d’une étude descriptive un jour donné dans le service de MPR. Les patients hospitalisés suite à une première lésion unilatérale sus-tentorielle responsable d’une hémiplégie ont été inclus. La présence d’un SDRC de type 1 a été évaluée selon les critères de Budapest, et nous avons identifié les paramètres couramment associés : les facteurs sociodémographiques, étiologiques, l’existence d’une subluxation glénohumérale antéro-inférieure, d’une spasticité du membre supérieur hémiplégique selon l’échelle Ashworth et des troubles anxieux-dépressifs selon l’échelle HAD.

Resultats.

– Dix-sept patients (dix hommes et sept femmes) ont été inclus.
Cinquante-neuf pour cent présentaient un SDRC de type 1 : six patients en phase chaude, deux patients en phase froide et deux patients en phase atrophique.
Chez les patients hémiplégiques avec SDRC de type 1, 80 % avaient une subluxation glénohumérale antéro-inférieure, le score d’Ashworth moyen était de 2,7, 40 % avaient un syndrome dépressif et 20 % des troubles anxieux. Ces trois paramètres étaient significativement plus fréquents et plus important chez les patients hémiplégiques avec SDRC de type 1 que chez les patients
hémiplégiques sans SDRC (respectivement p < 0,02 ; p < 0,04 et p < 0,01).
Nous n’avons pas retrouvé de différence significative avec les autres paramètres étudiés notamment l’âge, le sexe, le côté de la lésion et la présence d’une héminégligence.

Conclusion.

– Le SDRC de type 1 est un symptôme fréquent chez l’hémiplégique. Il est souvent associé à une sub-luxation glénohumérale
antéro-inférieure qu’il conviendrait de mieux prévenir par un positionnement adapté dès la phase très précoce. La spasticité est aussi un paramètre pouvant aggraver les symptômes douloureux. Les éléments anxio-dépressifs sont particulièrement fréquents dans cette population hémiplégique et douloureuse et doivent bénéficier d’une prise en charge adaptée

Prévalence et facteurs associés au syndrome douloureux régional complexe de type 1 du membre supérieur chez le patient hémiplégique (PDF Download Available).

Available from:

https://www.researchgate.net/publication/257720968_Prevalence_et_facteurs_associes_au_syndrome_douloureux_regional_complexe_de_type_1_du_membre_superieur_chez_le_patient_hemiplegique